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Index librorum prohibitorum, la censure catholique.

L’Index romain a exercé une censure constante des publications pendant quatre siècles du 16e au 20e siècle.

De nombreuses œuvres de romanciers et dramaturges du XIXe siècle furent mises à l’Index par la Congrégation romaine, puis consignées dans l’Index librorum prohibitorum, interdisant ainsi leur lecture aux catholiques. On y trouve les plus grands noms de la littérature française du XIXe siècle : Lamartine, Hugo, Balzac, Sand, Dumas, Sue, Flaubert, Stendhal et Zola.

A l'époque, l’Index librorum prohibitorum se contentait de mentionner le ou les titres censurés sans préciser les motifs de condamnation. Le secret du Saint-Office occulterait encore les débats et les procès, si Rome n’avait pas ouvert les archives de la Congrégation de l’Index, en 1998.

Les censeurs romains examinaient les fictions d’écrivains à la manière de critiques littéraires, mais d’une espèce bien singulière – l’Index s’inquiétant surtout de l’influence de certains écrits sur l’intelligence, la sensibilité et le comportement d’un public vulnérable.

Et ces Index librorum et prohibitorum sont un type d’ouvrages recherchés des collectionneurs car la particularité de ces recensions est de consigner ad libidum les intitulés les plus farfelus, originaux ou audacieux.

 

Lire à ce sujet : La littérature française du XIXe siècle mise à l'Index de Jean-Baptiste Amadieu, aux éditions Cerf.

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