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Sur le podium de la nouvelle, Goncourt fait monter Lamarche.

L’académie Goncourt, en plus de son prestigieux prix couronnant un roman, récompense d’autres genres littéraires :  les premiers romans, la nouvelle, la biographie et la poésie. 

Le Goncourt de la biographie Edmonde Charles-Roux a été remis à Frédéric Pajak pour Manifeste incertain 7 (Noir sur Blanc). Le Goncourt de la poésie Robert Sabatier a vu Yvon Le Men primé pour Un cri fendu en mille (Doucey). Le Goncourt du premier roman a consacré Marie Gauthier pour Court Vêtue chez Gallimard.

La belge Caroline Lamarche a reçu le prix de la nouvelle pour Nous sommes à la lisière, publié également par Gallimard.

Avec ce recueil centré sur le monde animal et son rapport avec l’humain, Caroline Lamarche signe un retour magistral au genre bref, après plusieurs romans et récits – elle qui avait remporté le prix Rossel 1996 avec le recueil Le jour du chien. Elle déclarait pourtant récemment dans Libération que « dans le monde francophone, il y a un désintérêt des éditeurs pour les nouvelles. Je me suis empêchée d’en écrire à un moment donné parce que personne n’en voulait. Or pour moi, cette forme permet plus de profondeur dans l’émotion que le roman, en étant plus ramassée, plus concentrée, ce qui demande une haute technicité. »

« Ça a été le coup de foudre, celui que j’attendais sur l’amour, la vie et la mort », a réagi Didier Decoin, secrétaire général de l’Académie Goncourt.

Caroline Lamarche succède à Régis Jauffret, lauréat du Goncourt de la nouvelle 2018 avec Microfictions (Gallimard). 

Quant au prix Goncourt du roman, ils ne sont plus que neuf sur les quinze sélectionnés initiaux à rester en lice :

Le ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena (P.O.L)

Le ciel par-dessus le toit de Nathacha Appanah (Gallimard)

Un dimanche à Ville-d’Avray de Dominique Barbéris (Arléa)

La part du fils de Jean-Luc Coatalem (Stock)

Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois (L’Olivier)

Rouge impératrice de Léonora Miano (Grasset)

La terre invisible d’Hubert Mingarelli (Buchet Chastel)

Soif d’Amélie Nothomb (Albin Michel)

Extérieur monde d’Olivier Rolin (Gallimard)

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