Victor Hugo : Ceux qui vivent sont ceux qui luttent

9782875990327

Écologie - Solidarité - Humanisme

par Pierre Guelff

Avec la participation de
Marie, Jean Baptiste et Florian V. Hugo

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24,90 €

AuteurGuelff (Pierre)
Date de parutionMars 2020
ReliureCartonné
Format16 x 24 cm
CouleursQuadrichromie
Pages186

Victor Hugo est une source intemporelle d'inspiration tant par son oeuvre que par sa vie. En posant ses pas dans ceux de cet homme exceptionnel lors de ses pérégrinations, Pierre Guelff aborde un Victor Hugo amoureux de la nature, défenseur du peuple et humaniste. Avec l'inestimable participation de descendants de l'Immortel, cet ouvrage met en lumière la fraternité universelle tant prônée par l'illustre écrivain, poète et dessinateur. 

Ouvrier devenu journaliste, écrivain, chroniqueur à la radio et à la télévision, Pierre Guelff a signé de nombreux ouvrages souvent distingués de prix littéraires ou consacrés par l’enthousiasme du public.

Presse :

FRÉQUENCE TERRE

SOIRMAG du 18 mars 2020

Chronique de JEAN LEMAÎTRE

Pierre Guelff est un auteur singulier. Ouvrier à la base, puis successivement enseignant, journaliste, écrivain, c’est un homme engagé, dans bien des causes comme le social, l’écologie, le pacifisme. D’entrée de jeu, dans ce livre, il annonce qu’il versera intégralement ses droits d’auteur à une association de bénévoles qui vient en aide aux SDF de la capitale de l’Europe. C’est bien lui, ça, joindre le geste à la parole ! Cet ouvrage, édité par l’éditeur F.deville, présente une très belle patine, sur le plan graphique et typo. Tout invite à la lecture : un papier sensuel, une couverture sobre et élégante, des illustrations originales émaillant de bout en bout le récit. Victor Hugo est par excellence L’écrivain de référence du XIXème siècle. Des dizaines, voire plus, de livres lui ont été déjà consacrés . Que pouvait-on nous en dire de plus ? Pierre Guelff est parti de cette phrase de Victor Hugo, « Ceux qui vivent sont ceux qui luttent », en rappelant quelques uns des grands combats de l’écrivain français. Hugo, le militant de belles et nobles causes ! Pierre Guelff évite de brosser un portrait angélique de l’exilé de Guernesey. Il n’occulte rien des ses premiers pas « plutôt à droite », ni de ses positions contradictoires face à la Commune de Paris. La valeur d’un homme, souligne Guelff, il en va aussi des plus illustres d’entre eux, se mesure à l’aune de toute une vie, et non d’un instant figé. Pierre Guelff, en journaliste aguerri, curieux de rencontres humaines, a retrouvé la trace de trois descendants directs de l’auteur de « Notre Dame de Paris » : Marie, Jean Baptiste et Florian Hugo, trois personnes attachantes, créatives et amicales, avec lesquelles Pierre Guelff a établi une étroite collaboration pour la confection de son ouvrage. L’auteur retrace, citations et réflexions à l’appui, quelques unes des luttes menées par Victor Hugo, par la plume et par les actes, dont certaines sont peu connues. Ainsi, l’écrivain - un grand voyageur qui scruta la nature sous toutes les coutures - fut précurseur en matière d’écologie. « C’est une chose triste de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas », écrivait-il notamment… Sur le plan social, on sait la sensibilité d’Hugo démontrée dans « Les Misérables ». Ce ne fut pas seulement le sujet d’un livre, mais aussi une lutte de toute une existence comme en témoigne cette citation d’Hugo, retrouvée par Pierre Guelff : « Je ne dis pas diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire, je dis détruire la misère ». Et pour l’éradiquer, il faut attaquer le mal à la racine, remettre en cause la toute puissance des bourgeois qui bâtissent leur richesse sur la pauvreté du peuple. Il y a aussi cette facette humaniste que met en exergue Pierre Guelff, telle la croisade, à contre-courant des moeurs de l’époque, que mena sans relâche Hugo pour l’abolition de la peine capitale. « Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine », s’indignait Hugo. Il y a encore ces valeurs de fraternité brandies, bien seul également, par Hugo, lorsque, bien avant le carnage de la guerre 14-18, il dénonçait cette folie qui pousse les nations d’Europe et d’Amérique à s’entre-tuer, pour quelques plats de lentille. Et le vieil Hugo d’exhorter les peuples de ces Etats , ne participez pas à ces guerres, « Vous êtes frères ! ». Pierre Guelff affectionne, il le répète dans son bouquin, la démarche de ces compagnons bâtisseurs, dont il a repris la devise à son propre compte, « la main est le prolongement de l’esprit ». Avec son livre d’artisan, il éclaire le chemin, il est long, qu’il nous reste à parcourir !

Jean Lemaître