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Mortimer au pays du Soleil-Levant : quand Edgar P. Jacobs rêvait le Japon.
Mortimer au pays du Soleil-Levant : quand Edgar P. Jacobs rêvait le Japon.

Les grandes expositions de bande dessinée ne se contentent plus d'accrocher des planches originales aux murs. Les...

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Raoul Vaneigem, la vie contre la survie.
Raoul Vaneigem, la vie contre la survie.

Raoul Vaneigem n’aimait pas les hommages figés. On l’imagine mal installé dans la posture du grand penseur que l’on...

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Dans la bibliothèque d’Umberto Eco : Borges, Superman et les labyrinthes du savoir.
Dans la bibliothèque d’Umberto Eco : Borges, Superman et les labyrinthes du savoir.

Une bibliothèque privée ressemble rarement à un simple alignement de livres. Elle est plutôt un portrait indirect,...

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  • Mortimer au pays du Soleil-Levant : quand Edgar P. Jacobs rêvait le Japon.
    Mortimer au pays du Soleil-Levant : quand Edgar P. Jacobs rêvait le Japon.

    Les grandes expositions de bande dessinée ne se contentent plus d'accrocher des planches originales aux murs. Les plus réussies cherchent désormais à pénétrer l'atelier mental d'un auteur, à comprendre comment une œuvre naît, comment elle s'alimente de lectures, de voyages – réels ou imaginaires – et de milliers de documents patiemment accumulés. C'est précisément ce que propose « Mortimer et le Japon de papier », présentée au Musée des Arts Asiatiques de Nice, en partenariat avec la...

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  • Raoul Vaneigem, la vie contre la survie.
    Raoul Vaneigem, la vie contre la survie.

    Raoul Vaneigem n’aimait pas les hommages figés. On l’imagine mal installé dans la posture du grand penseur que l’on salue poliment avant de le ranger dans une histoire des idées. Toute son œuvre s’est précisément écrite contre cette manière d’embaumer les pensées vivantes, de transformer les colères en monuments, les révoltes en citations et les livres dangereux en objets de bibliothèque.

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  • Dans la bibliothèque d’Umberto Eco : Borges, Superman et les labyrinthes du savoir.
    Dans la bibliothèque d’Umberto Eco : Borges, Superman et les labyrinthes du savoir.

    Une bibliothèque privée ressemble rarement à un simple alignement de livres. Elle est plutôt un portrait indirect, parfois plus révélateur qu’une autobiographie. Les rayons disent les fidélités, les obsessions, les périodes de travail, les curiosités abandonnées puis reprises, les voisinages improbables, les livres lus jusqu’à l’usure et ceux que l’on garde pour le jour où ils deviendront nécessaires.

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  • Frans Masereel, l’homme qui faisait parler le bois.
    Frans Masereel, l’homme qui faisait parler le bois.

    Frans Masereel n’a pas seulement gravé des images. Il a donné au noir et blanc une puissance de roman, de manifeste et de cri. À une époque où la bande dessinée moderne n’a pas encore trouvé son nom, où le cinéma muet transforme le rapport aux images, où les villes grossissent, où les guerres défigurent l’Europe, ce Flamand né à Blankenberge en 1889 invente une forme singulière : le récit en gravures, sans paroles, accessible à tous, immédiatement lisible, mais d’une densité symbolique...

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  • Les reliures à la Du Seuil : l’élégance d’un cadre doré.
    Les reliures à la Du Seuil : l’élégance d’un cadre doré.

    Une belle reliure ancienne n’a pas toujours besoin d’être spectaculaire. Certaines séduisent par la profusion : dentelles dorées, mosaïques de maroquin, armes centrales, dos très ornés, compartiments chargés, petits fers répétés jusqu’à former une broderie de lumière. D’autres, au contraire, imposent leur autorité par la retenue. Quelques filets, un encadrement, des fleurons posés aux angles, un équilibre très sûr entre le vide et l’or.

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  • Aquatilium animalium historiae : quand les poissons entraient dans le livre moderne.
    Aquatilium animalium historiae : quand les poissons entraient dans le livre moderne.

    Au milieu du XVIe siècle, le monde vivant change de statut. Il n’est plus seulement commenté d’après les Anciens, répété à travers Pline, Aristote ou les bestiaires médiévaux. Il commence à être observé, décrit, comparé, dessiné. Le regard se déplace. La nature devient un champ d’enquête. Les animaux ne sont plus seulement des signes, des emblèmes ou des monstres fabuleux : ils deviennent des corps précis, des formes, des espèces, des objets de savoir.

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  • Morris, ou l’homme qui dessinait plus vite que son ombre.
    Morris, ou l’homme qui dessinait plus vite que son ombre.

    Lucky Luke est l’un de ces personnages qui semblent avoir toujours existé. Une silhouette longue, un chapeau blanc, un foulard rouge, une cigarette devenue brin d’herbe, un cheval trop intelligent, quatre Dalton plus célèbres que bien des héros, et cette formule passée dans le langage commun : « l’homme qui tire plus vite que son ombre ».

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  • Philatélie: Le Penny Black, ou le petit carré de papier qui inventa le courrier moderne.
    Philatélie: Le Penny Black, ou le petit carré de papier qui inventa le courrier moderne.

    Un timbre n’a l’air de rien. Quelques centimètres de papier, une effigie, une valeur faciale, parfois une oblitération, deux lettres dans les angles, une nuance d’encre, une marge plus ou moins généreuse. Rien de spectaculaire, en apparence. Et pourtant, certains de ces minuscules rectangles concentrent plus d’histoire que bien des monuments.

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  • Les manuscrits de Camus entrent à la BnF : l’écrivain rendu à ses brouillons.
    Les manuscrits de Camus entrent à la BnF : l’écrivain rendu à ses brouillons.

    Camus appartient depuis longtemps à cette catégorie rare d’écrivains dont les phrases semblent avoir précédé leur propre lecture. L’Étranger, La Peste, La Chute, Le Premier Homme : quelques titres suffisent à faire surgir un paysage moral, une lumière, une inquiétude, une manière très particulière de tenir ensemble la lucidité et la compassion. On croit connaître Camus parce qu’il est devenu un classique, parce qu’il est enseigné, cité, commenté, parfois réduit à quelques mots commodes :...

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  • Dans la bibliothèque d’Hitler : les livres comme trophées, preuves et fantômes.
    Dans la bibliothèque d’Hitler : les livres comme trophées, preuves et fantômes.

    Il y a quelque chose de profondément troublant dans l’idée d’une bibliothèque d’Hitler. Non parce qu’il serait surprenant qu’un dictateur ait possédé des livres. Les tyrans lisent aussi. Ils annotent, collectionnent, reçoivent des ouvrages dédicacés, s’entourent de volumes, citent parfois des auteurs qu’ils comprennent mal, ou qu’ils tordent à leur usage. Mais parce que la bibliothèque, dans notre imaginaire, reste attachée à une idée de liberté intérieure, de lenteur, de curiosité, de...

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  • Bruxelles, capitale des cases à ciel ouvert.
    Bruxelles, capitale des cases à ciel ouvert.

    Il y a des villes qui racontent leur histoire par les statues, les façades, les plaques commémoratives ou les noms de rues. Bruxelles, elle, a choisi d’y ajouter des cases de bande dessinée. Depuis plus de trente ans, ses murs se couvrent de personnages, de décors, de bulles silencieuses et de grands aplats colorés. Le promeneur tourne un coin de rue et tombe sur un souvenir d’enfance, une héroïne en mouvement, un gag agrandi, un décor familier soudain devenu monumental.

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  • Guillaume Libri, le savant qui volait les bibliothèques.
    Guillaume Libri, le savant qui volait les bibliothèques.

    Il y a des voleurs qui entrent par effraction. Ils brisent une vitre, forcent une porte, fouillent dans la nuit. Et puis il y a les autres, plus troublants encore : ceux à qui l’on ouvre soi-même les portes. Ceux qui savent parler le langage des bibliothèques, remplir les demandes de consultation, citer les manuscrits, reconnaître les reliures, flatter les conservateurs, manier l’érudition comme un passeport.

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